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Merlin, le retour aux sources

LE MYTHE DE MERLIN

Par volonté intentionniste de « receltiser » la Gaule, le mythe de Merlin et des chevaliers de la table ronde, dont la source historique se situe à la frontière de l’Écosse et de l’Angleterre, se déplaça en forêt de Brocéliande. Et fait curieux, la personnalité de Merlin Emrys, le druide d’Arthur, se superposa à Laïloken (personnage décrit vivant au sein de la forêt au milieu des animaux sauvages et prophétisant) et à la personne bien réelle de l’Éon de l’Étoile, ermite illuminé puis « gourou » entouré de disciples, qui habitait en forêt de Brocéliande et dont les traits de caractère mystiques font entrevoir des caractéristiques druidiques évidentes. Ceci explique que la juxtaposition du mythe de Merlin se soit faite d’autant facilement.


LE RETOUR AUX SOURCES

Il est possible avec de la volonté et du courage de retrouver le druidisme, le comprendre et le vivre. Bien sûr cela ne vous donnera pas comme le druide ancien un quelconque avantage sur le plan temporel, mais ce fait considérable d’un point de vue politique semble désuet considéré sous un angle spirituel car il ne fait référence qu’à la notoriété, le besoin de reconnaissance et de pouvoir social. La perte de l’influence sur le pouvoir temporel est donc avant tout une perte du prestige (social) et du contrôle politique.

De même que le druide conduit l’initiation sacerdotale, le roi commande le guerrier et dirige l’initiation guerrière, c’est-à-dire qu’il apparaît comme le maître d’un groupe de guerriers, d’initiés exerçant la magie. Tous les membres d’un bosquet celtodruidique pratiquant la magie en groupe sous la responsabilité d’un maître créent le corps initiatique nécessaire à la réalisation du druidisme. Par conséquent, nous pensons que dans l’expression « point de druide sans roi [...] » le roi ne doit pas s’interpréter par le pouvoir temporel et sociétal qu’il revêt, mais en tant que « maître des guerriers », dirigeant la classe guerrière. Ainsi comprise, cette expression traduit surtout l’idée que le sacerdoce ne saurait se réaliser s’il était privé de l’énergie, de la magie de l’initiation guerrière. N’oublions pas que les druides sont des sages pratiquant la magie, de fait les détenteurs de la magie constitutive de la voie initiatique (guerrière et chamanique). Et les miracles du sacerdoce ne s’accompliraient point sans la substance subtile de l’énergie (intermédiaire entre l’esprit et la matière). Ainsi l’expression « point de druide sans roi et de roi sans druide » doit‑elle également se traduire de nos jours par « point de voie spirituelle (druidisme, initiation sacerdotale) sans voie initiatique (voie magique, initiation guerrière) » et « point d’initiation guerrière sans la sagesse de l’initiation sacerdotale ».

La magie est un mot auquel on attache tout et n’importe quoi. Grâce aux découvertes du docteur Lefebure, ce concept ne reste plus un objet de fantasmes, il relève de pratiques d’observation de la lumière et de stimulation et d’entretien des rythmes intérieurs, que l’on qualifie de développement de la fonction rythmophosphénique. Ces découvertes ont été confirmées au cours de ces dernières années par des IRM fonctionnelles montrant l’activité cérébrale après une stimulation lumineuse (de couleur orangée). Les résultats de ces recherches menées par l’INSERM et l’Université de Liège constituent la preuve qu’il s’agit de phénomènes physiologiques, caractéristiques de la voie initiatique telle que le docteur Lefebure la comprenait. Ces faits dissocient la voie initiatique de la voie religieuse et de l’étude intellectuelle.

Dès lors, nous accédons à la pratique de la voie initiatique, précisée et expurgée des erreurs des empirismes anciens (ignorant apparemment certains principes physiologiques, notamment la loi du tout ou rien). Comme nous détenons désormais les clefs de la voie initiatique, ce ne serait donc pas en raison d’une apparente disparition de l’exercice royal sur l’organisation temporelle et sociale que le druidisme ne saurait renaître. Ainsi, nous pouvons au XXIe siècle redécouvrir la voie initiatique et nous y entraîner sous la tutelle d’un chef responsable (anciennement le roi), de même que nous pouvons extraire et mettre en lumière les piliers constitutifs de l’architecture druidique. Voici un chemin que beaucoup d’Européens, lassés du seul choix de l’athéisme ou de la croyance, peuvent être tentés d’emprunter.

Merlin l’Enchanteur, personnage historique, légendaire et multiple, traversant siècles et pays, dépeint au mieux le druide et le resitue dans sa source en forêt, près des forces de la Nature, du sacré et des dieux, loin des contingences sociales, guerres et autres désagréments de la civilisation dont il s’écarte délibérément.
Ne désirant du monde que l’amour de sa bien‑aimée, Merlin avait renoncé à son influence sur le roi et donc sur la temporalité en se réfugiant dans les sources les plus pures et les plus naturelles du druidisme, sources auprès desquelles il se désaltéra et qui lui procurèrent le bon sens et la sagesse.


LA NATURE ET LA SPIRITUALITÉ

Le chamanisme comme le druidisme prenaient le visage de "spiritualité verte". L’importance donnée à notre mère Nature et au monde végétal, l’association des dieux aux arbres dans le celtisme montrent cette volonté de fondre la spiritualité à la nature, de garder en mémoire l’importance du monde végétal, la conscience, l’affection et la reconnaissance que nous devrions avoir pour la Nature toute entière. De fait, toute spiritualité se devrait de cultiver le jardin d’Éden, jouant ainsi un rôle bénéfique au niveau planétaire quelque soit sa source sacrée, de même qu’elle s’enrichirait et s’embellirait de la vie des arbres, des plantes et des fleurs au sein desquels il est pourtant si bon de méditer, de retrouver sa place dans l’univers, et dont les délicieux parfums enchantent l’âme et l’esprit.

 
Par Gilles GABLAIN
Naturo-Phosphénologue
diplômé de l’École du
dr LEFEBURE.

Assisté par :
Lucile QUACH VAN LÊ
diplômée en neurosciences.
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